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Tout sur le Basket NBA

Draymond Green : Ange et Démon

L'arrivée de Kevin Durant chez les Warriors a réduit l'influence offensive de Draymond Green. Malgré cela, l'homme à tout faire des Warriors reste sans aucun doute le catalyseur de toutes les énergies (bonnes ET mauvaises) de son équipe. Au point de -parfois- dépasser les limites de l'acceptable.

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Draymond Green ne laisse personne indifférent. Il y a fort à parier que s'il portait un maillot autre que celui des Warriors, il serait l'un des joueurs les plus détestés de l'Oracle Arena, là où il est actuellement adulé. Depuis son explosion lors de la saison victorieuse de la franchise californienne, Green montre chaque jour une personnalité aux multiples facettes.

Avoir un tel joueur dans un groupe est du pain bénit. Dur au mal, energizer par excellence, beaucoup plus talentueux que ne suppose son ancien grade de second tour de draft (35ème choix en 2012), le point forward de Steve Kerr est capable de faire gagner son équipe uniquement sur sa défense farouche. S'il est en manque d'adresse, son coach, comme ses coéquipiers, ne s'en soucie pas (les Warriors ont trop d'armes offensives pour se mettre à douter, et ceux même en l'absence de Kevin Durant). Logique, par son activité permanente, son sens du jeu et de la défense (2.2st/m, meilleur intercepteur de la ligue), il se multiplie dans tous les autres secteurs de jeu pour libérer ses coéquipiers des tâches ingrates (7.ast/8reb/1.5blk). "C'est un joueur unique, tellement unique que je ne crois pas qu'il faille jouer contre lui avec un plan de jeu défini. Il est tellement instinctif", assure Mike Buldenhozer, le coach des Hawks. Pour Green, de tels propos renforcent sa confiance en lui : "Les équipes qui pensent ainsi ne peuvent nous battre".

Considéré comme l'un des favoris pour le titre de meilleur défenseur de l'année (avec notamment Rudy Gobert), Green est aujourd'hui le centre du jeu et des performances des Warriors : "On adore Draymond, analyse Steve Kerr. Il représente notre dureté et notre énergie". Dans le dur après la blessure de Durant, les Warriors étaient proches d'une 4ème défaite d'affilée face aux faibles Sixers avant que Green ne prenne les choses en main : "Pendant un temps-mort, Dray a pris la parole, donné le ton. Nous l'avons suivi", rapporte Matt Barnes. Leader vocal, leader moral de l'escouade californienne, Green réussit a faire accepter aux esthètes Stephen Curry et Klay Thompson qu'un match peut se gagner en jouant très mal, en s'arrachant comme des chiens sur chaque action. "On ne s'extirpe pas d'une mauvaise passe en rentrant tout les shoots à 3 points. Non, le seul moyen est de s'arracher, défendre et le reste viendra", explique-t-il.

Booster du groupe, Green attire vers lui les grandes gueules et des supporters adverses. Franc du collier, il refuse toute intimidation (Paul Pierce peut en être témoin : "Pierce n'a jamais porté son équipe sur ses épaules, il n'en était pas capable") et flirte en permanence avec les limites par rapport au corps arbitral. "Je n'ai jamais été du genre à avoir peur de quoi que ce soit ni de qui que ce soit", reconnaît-il. Cette défiance lui joue des tours, de plus en plus souvent d'ailleurs. "Draymond est un joueur émotif. ON l'aime ainsi. Mais parfois il franchit la ligne. Je lui dis souvent de faire attention. On ne veut surtout pas l'empêcher d'être qui il est, mais nous avons besoin de lui sur le parquet" admet Steve Kerr, son coach.

En dépit des discussions et des avertissements de son coach, Day-Day a bien du mal à maîtriser ses émotions, ses nerfs sur le parquet. Avec 13 fautes techniques reçues depuis le début de la saison, il ne lui en manque "que" trois avant d'être automatiquement suspendu un match par la NBA. Un constat qu'il n'accepte pas : "Je pense que les arbitres appliquent des règles différentes avec moi. Combien de ces fautes techniques sont justifiées ? Les règles sont différentes pour moi", râle-t-il.

A force de l'ouvrir, les arbitres le prennent en grippe. Pour les Warriors, la tension sur ce sujet est palpable. Là encore, Steve Kerr s'entretient régulièrement avec son joueur pour l'aider à se maîtriser : "Je lui ai dit que je voulais qu'il aille à la limite sans jamais la franchir, mais c'est compliqué quelle que soit l'approche qu'on aura avec les arbitres". Dans l'oeil du cyclone arbitral au même titre que Westbrook ou DeMarcus Cousins, Green a, entre ses mains et son mental, l'avenir des Warriors. L'épisode des dernières finales (suspendu lors du Game 5, relançant les Cavs) ne semble pas l'avoir calmé. Dès qu'il peut, il ouvre sa bouche, tacle, invective. Ses prises de becs avec son coach, avec ses coéquipiers, commencent à lasser et énerver. En ne canalisant pas son énergie négative, il en vient à rendre le combat des siens impossible à gagner. "Quand il n'est pas là, il y a un gros vide dans le groupe", explique le rookie Pat McCaw. La fin de saison s'annonce rude pour Green avec une question qui ne cessera de revenir au fur et à mesure que les échéances importantes arriveront : Saura-t-il se canaliser pour booster les Warriors ? Du côté d'Oakland, personne n'en doute, tant sa générosité et son envie de revanche sont fortes.

Draymond Green : Ange et Démon

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