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Tout sur le Basket NBA

Qui pour le titre de MVP ?

 

Rudy Gobert sur la course au MVP : « Kawhi Leonard a été monstrueux cette saison »


Alors que la saison régulière touche à sa fin cette nuit, l’effervescence électorale bat son plein. Russell Westbrook ou James Harden ? James Harden ou Russell Westbrook ? Si les médias ont du mal à choisir le MVP, certains joueurs comme Rudy Gobert poussent la discussion un peu plus loin. Conscient des prouesses statistiques historiques des deux anciens coéquipiers, le pivot de l’équipe de France milite lui pour une plus grande reconnaissance de la saison de Kawhi Leonard, et par la même occasion des performances défensives dans la définition du MVP.

« Les gens oublient un peu Kawhi, » nous lâche-t-il après avoir énuméré les raisons pour lesquelles Westbrook et Harden sont considérés comme les grands favoris. « Il joue des deux côtés, il ne triche pas, et puis les Spurs gagnent encore 60 matchs cette année. Certes, il a des stats un peu moindres offensivement mais défensivement il porte son équipe. Les gens oublient de le mettre dans la conversation, ce n’est pas que Russell ou James. »

Ne pas confondre MVP et meilleur attaquant

Dans une ligue qui fait la part belle au spectacle, la défense passe souvent au second plan. Le MVP devrait pourtant également apporter sa pierre à l’édifice de ce côté du terrain. Serait-il ainsi temps de réformer le type de trophées décernés ? Aux États-Unis, toutes les autres ligues de sport majeur élisent le meilleur joueur offensif de la saison. Pourquoi pas la NBA ? Si Rudy Gobert ne va pas aussi loin, son raisonnement semble prendre cette direction.

 On parle du ‘Most Valuable Player’, pas du meilleur joueur offensif, et on a tendance à l’oublier. C’est vrai que le vote du MVP est souvent basé sur l’attaque, » se plaint-il avant de poursuivre sa logique. « Après, ça doit aussi être basé sur les victoires. C’est important. Et je pense que les votants l’ont pris en compte dans les dernières années. Cette année… c’est vraiment difficile. Tu prends OKC, sans Westbrook, ils auraient perdu beaucoup de matchs mais Houston c’est un peu pareil. Et les Spurs, c’est pareil à moindre mesure mais les gens oublient que Kawhi a été monstrueux toute la saison. Alors après, il est dans l’ombre. Il n’ouvre pas trop sa bouche mais il ouvre ses grandes mains… »

Pourtant plus efficace, la personnalité effacée de Kawhi Leonard, beaucoup moins flashy que Westbrook et Harden, lui fait donc aussi défaut. Et quoi d’autre pour compléter le tableau que l’argument sur la taille du marché ? Si San Antonio et Oklahoma City sont économiquement moins attractifs que Houston, l’ascension de Kawhi Leonard ces dernières années et la saison historique de Westbrook leur permettent de combler leur retard.

« Jouer à Utah, c’est un désavantage »

L’argument est toutefois valide en ce qui concerne le vote pour le meilleur défenseur de l’année. Si Draymond Green réalise une saison en tout point remarquable en tant que quarterback de la défense et stoppeur numéro un des Warriors, il a bénéficié d’une presse tout terrain médiatique depuis les premières semaines de la saison. A contrario, à Salt Lake City, Rudy Gobert est moins exposé. Là aussi, le Français sait à quoi s’en tenir et il prend les Spurs et Thunder comme modèle de petits marchés qui ont réussi à faire bouger les choses.

« Au début de saison pour le titre de meilleur défenseur, c’était Draymond et Kawhi. Ils ont fini 1 et 2 les deux dernières saisons, donc tout le monde s’attendait à un troisième duel. Et puis, c’est un vote des médias, et les journalistes regardent les matchs qui passent sur les grandes chaines nationales, donc jouer à Utah, dans un petit marché, c’est un désavantage je le sais. C’était la même histoire pour le All Star Game » nous explique-t-il avec sérénité.

Dans le même temps, avancer dans l’ombre, loin des projecteurs, est une source de motivation.

« C’est motivant de savoir qu’on est sous-estimé individuellement, et tant qu’équipe. Après si tu prends les Spurs ou OKC, ce sont aussi des petits marchés mais si tu gagnes, les gens font attention à toi. Pareil à Memphis. C’est plus dur pour les petits marchés mais c’est à nous de faire nos preuves et les playoffs vont également nous donner un coup de pouce dans ce sens. »

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