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Tout sur le Basket NBA

Toronto Raptors : Peuvent-il inquiéter Cleveland ?

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Menacés par Boston et Washington au classement de la conférence est, les Raptors auront du mal à rééditer leur exploit de la saison dernière - au terme de laquelle ils s'étaient inclinés en six matches face à Cleveland en finale de conférence. A moins que le géant canadien ne se réveille...

Deuxièmes l'an passé, et finalistes de conférence défaits par Cleveland, les Raptors ne sont plus les seuls à pouvoir venir concurrencer les champions en titre dans la conférence Est cette saison. Les Wizards et les Celtics se sont en effet invités dans le Top 4. Et ils sont même en train de damer le pion à la franchise canadienne. IL faut dire que sans son meneur All-Star Kyle Lowry, Toronto n'est pas au complet. Solide deuxième de la conférence pendant de longs mois, la formation du Grand Nord a fini sur la dernière marche du podium avec le souffle des Wizards sur la nuque. Pire, et alors que Lowry doit être de retour en Avril, mais sans date précise, les Raptors vont devoir jouer serré^pour retrouver rapidement leur équilibre avec les playoffs au tournant. "J'y pense le soir quand je regarde les autres équipes jouer", admet le All Star DeMar DeRozan. "Mais on doit rester patient et comprendre que ça va prendre du temps pour bien jouer sans Kyle. Et puis une fois qu'il sera revenu, on doit s'assure que la transition soit facile pour tout le monde."

Mais en échangeant Terence Ross et Jared Sullinger plus trois choix de draft, le GM, Masai Ujiri, a clairement défini la ligne de conduite : Toronto va jouer sa chance à fond dès cette saison ! Autrement dit, les Raptors veulent détrôner King James et ses sbires, purement et simplement.

Face aux Celtics le 24 février dernier, les Raptors n'ont pas hésité à frapper fort pour démontrer qu'ils n'étaient plus une équipe effrayée par le contact. Sur une contre-attaque, Isaiah Thomas s'est ainsi retrouvé au sol après une faute nette et sans bavure de DeMarre Carroll. Passablement énervé, Thomas expliquera que ce n'est pas tolérable d'agir ainsi. Mais pour Carroll et les Raptors, il s'agissait de marquer les esprits. Pour briser une réputation d'équipe mollassonne, sans tripes. "On ne peut pas laisser croire qu'on est une équipe soft... Parfois il faut savoir s'affirmer. On ne peut pas laisser les autres équipes nous rouler dessus." Avec l'arrivée de Tucker, les Raptors ont visé juste pour ce qui est de la dureté. Le garçon en a fait sa carte de visite en NBA. Et Isaiah Thomas en sait quelque chose, lui qui a joué avec Tucker à Phoenix durant la saison 2014-2015. "C'est son identité. C'est la définition de dur à cuire."

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Depuis son arrivée au nord de la frontière, Tucker n'éblouit pas tellement par ses prestations chiffrées, mais il amène indéniablement une forme de dureté qui manquait cruellement à Toronto. Et son arrivée, aux dépens de Jared Sullinger confirme que les Raptors veulent muscler leur défense.

Excellent attaquant, Terrence Ross a été prié de plier bagages à Orlando en faveur d'une promotion interne pour Norman Powell, certes moins bon attaquant mais meilleur défenseur. C'est à ce prix que Toronto pourra rivaliser en playoffs...

Pas épargné par les blessures cette saison, avec le troisième plus grand nombre de matchs manqués sur blessure (142 !) de la ligue, les Raptors ont du faire contre mauvaise fortune bon coeur. Malgré les absences de Kyle Lowry donc, mais aussi de DeMar DeRozan, DeMarre Carroll, Patrick Patterson, Jared Sullinger et Delon Wright, Toronto a fait bloc et cette nouvelle orientation défensive après la date limite des transferts est un choix murement réfléchi dans l'optique des playoffs à venir. Après leur victoire face aux Mavericks qui reviennent fort depuis le All Star Break, les Raptors pouvaient s'enorgueillir d'avoir réussi une grosse prestation défensive. De fait, ils ont tenus les coéquipiers de l'immense Dirk Nowitzki (dont on ne dira jamais assez de bien) à 78 points, et ce, à 37% de réussite aux tirs. Mais en bon vétéran, Patrick Patterson ne s'enflamme pas : "C'est comme ça qu'on devrait jouer constamment en défense. ça montre de quoi on est capable de ce côté là du terrain. Mais c'est juste un match. On doit continuer à faire la même chose en playoffs."

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Encore trop inconstants dans l'intensité défensive, les Raptors vont pouvoir se reposer sur un nouveau totem dans la peinture. Avec Serge Ibaka intégré au 5 majeur, Toronto a ajouté une dimension supplémentaire et nécessaire à son arsenal défensif : de la dissuasion. L'ancienne tour de contrôle du Thunder était suivi depuis longtemps par Ujiri et son arrivée chez les Raptors devrait leur permettre de jouer les yeux dans les yeux face aux secteurs intérieurs des grosses écuries de la Conférence Est. Que ce soit Tristan Thompson à Cleveland, Marcin Gortat à Washington ou encore Al Horford à Boston...

Aux côtés de Jonas Valancunias qui continue de progresser dans le domaine mais qui n'est toujours pas un protecteur du cercle craint en NBA, Ibaka aura un rôle essentiel de gardien du temple dans cette fin de saison. Ayant fait ses preuves face à San Antonio par exemple lors des derniers playoffs, "Iblocka" va devoir répéter ce type de performance si les Raptors veulent retrouver la finale de Conférence Est. Et il ferait bien de le faire aussi pour lui ! Car, Free Agent après la saison, Ibaka (27 ans) voudra sans aucun doute signer un nouveau gros contrat alors que sa "fraîcheur" physique (son âge pour le dire franchement) est de plus en plus remise en question. Capable d'étirer les défenses avec son tir à 3 points et de contrôler le trafic aérien en défense, Ibaka est l'ailier fort que recherchait les Raptors depuis plusieurs années. Et il sera de fait très intéressant de voir l'attaque des Raptors tourner à plein régime avec Lowry à la baguette, DeRozan en tant qu'artificier dans l'entrejeu et puis le duo Ibaka-Valancunias sous les cercles. Dwyane Casey ne devrait pas manquer d'options si la mayonnaise prend rapidement au retour de Kyle Lowry.

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Mais le timing de ce retour aux affaires sera crucial. Touché au poignet droit avant le All Star Break, et opéré depuis, Kyle Lowry souffrait en fait d'une blessure interne, résultat d'une décennie de basket au plus haut niveau. Enrôlé avec Team USA l'été passé, puis à nouveau All Star cette saison, Lowry n'a pas ménagé sa monture. Rappelez-vous également de ses séances de shooting en nocturne, dans un Air Canada Centre vide, lors des derniers playoffs quand il n'arrivait plus à rentrer le moindre shoot : le natif de Philly en paye le prix actuellement.

Mais lui aussi, comme Serge Ibaka, va jouer une fin de saison importante avec les Raptors. Avec une "player option" en fin de saison pour tester le marché des transferts, Lowry (32 ans) va chercher un gros contrat. Et il aura certainement l'embarras du choix après sa meilleure saison en carrière, à hauteur de 23 points, sept passes et cinq rebonds de moyenne ! Avec ces deux paris sur Ibaka et Tucker, les Raptors se positionnent donc en première ligne pour prolonger l'aventure avec Lowry. Les dirigeants ont effectivement prouvés qu'ils étaient prêts à faire de gros sacrifices pour viser le titre. Maintenant, c'est aux joueurs de faire leur boulot sur le terrain ! Et sur les planches justement, les raptors disposent d'un autre argument de poids pour garder Lowry. Il s'appelle DeMar DeRozan. "Ce lien qu'on a hors du terrain nous rend la vie facile sur le terrain, confirme DeRozan. On se comprend. IL me laisse être moi-même et je lui laisse être lui-même. ON n'essaie pas de se changer l'un l'autre. On essaie simplement de s'aider et c'est pour ça qu'on arrive à si bien jouer ensemble."

Il est effectivement de notoriété publique que les deux hommes sont inséparables. On sait combien le meneur apprécie sa collaboration avec DeRozan dans l'Ontario. On sait également combien Kyle Lowry a changé (physiquement, en perdant 7 kilos à l'été 2015 notamment, et mentalement, en devenant plus leader que jamais) depuis son arrivée chez les Raptors. Baladé d'équipe en équipe, Lowry a enfin trouvé sa stabilité et son sommet à Toronto. Comme Chauncey Billups à Detroit avant lui... Nul doute que son amitié avec DeRozan (qui a récemment égalé Chris Bosh et Vince Carter avec quatre matchs à 40 points ou plus sur une saison) pèsera lourd au moment de prendre sa décision. "Kyle ne parle pas tellement de leur relation autant qu'il parle de l'immense respect qu'il a pour DeMar et combien ils s'apprécient mutuellement", rapporte son ancien coach de Villanova, Jay Wright. "J'observe toujours leur relation. Et je trouve que leur alchimie est exceptionnelle -quand les temps sont durs en playoffs, ou en déplacement- on voit qu'ils sont très soudés. Rien ne peut les sépare. Et ça, c'est très rare dans le sport professionnel. Toronto tient quelque chose de spécial avec ces deux-là."

Ces deux frères d'arme vont faire face à un nouveau défi de taille en Avril. Après leur parcours chaotique mais historique l'an dernier, Lowry et DeRozan repartent au combat, avec une armée renforcée et des lieutenants plus expérimentés. Sera-ce suffisant pour battre les Cavs ? Sera-ce suffisant pour convaincre Kyle Lowry, et dans une moindre mesure Serge Ibaka, de prolonger à Toronto ? Autant de questions  qui obtiendront réponse lors des playoffs...

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